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Joseph-Gérard-Arthur Sauvageau, né à Saint Thuribe de Portneuf, le 3 lanvier, 1922, fils de Alphonse Sauvageau, forgeron, et de Marie-Ange Hamelin, Institutrice de Deschambault.
Etudes à Chambly-Bassin et au Scolasticat Saint-Joseph d'Ottawa, terminées par la licence en philosophie de l'Université d'Ottawa, 1933-1945.
Entré chez les Trappistes à Oka, le 19 juin 1946, il prononce ses voeux solennels le 1er novembre 1951 et prend le nom de frère Fidèle. Ordonné prêtre à l'Abbaye de Notre-Dame-du-Lac par Son Éminence le Cardinal Paul-Émile Léger, Archevêque de Montréal, le 24 février 1952.
Élu troisième Abbé d'Oka le 6 juillet 1964 il dirigera cette communauté pendant 26 ans.
Jean-Jacques Olier ne voulait constituer qu'une petite communauté où se formeraient des candidats au sacerdoce et des ecclésiastiques déjà en fonction. Dans la pensée du fondateur de la "Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice", ils devaient, parce que destinés à servir le clergé séculier, ne pas former une congrégation mais rester prêtres du clergé.
Dédiée à Jésus Christ souverain Prêtre, la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice est une société de prêtres diocésains qui ont pour vocation le service de ceux qui sont ordonnés au ministère presbytéral. C'est une société de vie apostolique de droit pontifical.
L'arrivée de deux trappistes à Montréal le 8 avril 1881, dom J.-M. Chouteau et le père J.-B. Gaudin, est le couronnement de nombreuses démarches d'un prêtre de Saint-Sulpice, M. Victor Rousselot, dans l'espoir de voir s'établir un monastère trappiste dans le diocèse.
Père Robert Thomas o.c.s.o.
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Né le 22 avril 1911, à Paris. Il entre à Sept-Fons en 1928. Il suit, à Rome, les cours de l'Université Grégorienne. Il est ordonné prêtre en 1937. Décédé le 5 octobre 2002.
Dès 1940, il fait des conférences sur les auteurs cisterciens. Il fut Prieur, professeur de théologie et d'Écriture sainte et surtout aumônier de nos moniales cisterciennes. Voir ses principales publications.Le Père Robert Thomas traçait lui-même le plan de sa carrière: "Je voudrais une bibliothèque cistercienne qui aurait donné les oeuvres des principaux auteurs cisterciens du XIIè siècle (...). Une traduction française de bonne qualité, une introduction qualifiée mais non trop savante, quelque chose d'accessible à des gens qui apprendraient avec émerveillement à goûter chez nos Pères l'aliment spirituel qu'ils attendent. Cela, pour nos monastères cisterciens, pour les contemplatifs, ou âmes contemplatives, que Dieu se ménage dans tous les Ordres ou congrégations, pour les prêtres, pour des laïcs qui, en plus grand nombre que l'on ne croit, sont avides de vie intérieure".
Appellation globale pour l'ordre des Cisterciens réformés de la Stricte Observance et de nombreux monastère de l'Ordre. Aussi abbaye cistercienne à Soligny sous le nom de la Grande Trappe.
Abbaye de la Trappe
L'endroit marécageux, communément appelé "La Trappe", faisait primitivement partie du domaine de Rotrou III, compte du Perche (1070-1144). Le compte y dressa une chapelle et les bénédictins, appelés en 1140 pour la desservir, devinrent en 1147 des fils de saint Bernard, en s'agrégeant à l'Ordre de Cîteaux. Par la suite, La Trappe connut un temps de prospérité. La misère des guerres et pillages des XIVe et XVe siècles eurent de rudes contrecoups dans la vie des moines. Puis ce fut la décadence lorsqu'en 1532 le monastère passa sous le régime de la « commende» (sous ce régime les abbayes étaient considérées comme des « bénéfices » que le roi confiait à des clercs, étrangers à la vie monastique et ne s' intéressant guère qu'aux revenus de leurs domaines). Ruinée au spirituel comme au temporel, La Trappe aurait finalement sombré si elle n'avait été reprise en mains, au XVIIe siècle, par un de ses abbés commendataires converti à la vie monastique, l'abbé de Rancé. Filleul de Richelieu, ce prêtre menait joyeuse vie dans la société raffinée de son temps, mais la mort de celle qu'il aimait le fit réfléchir et le conduisit à se retirer dans l'abbaye qu'il avait en « commende ». Sous sa vigoureuse impulsion, la communauté s'accrut et devint l'une des plus ferventes et austères du royaume de France.
Dom de Lestranges réussit, à la veille de la Révolution française, à soustraire 24 moines de la persécution. Il dut faire avec eux un périple à travers presque toute l'Europe et, pendant ce temps, les effectifs de cette famille atteignirent 600 moines. C'est ce développement au sein de l'épreuve qui permit après la tourmente le rétablissement le l'Ordre en France et en Belgique.
Dom de Lestranges récupéra la Trappe à son retour en France en 1815. Il ne restait que des ruines de l'ancienne abbaye. On éleva par la suite les spacieux bâtiments de style néo-gothique qui se présentent aujourd'hui à nos regards. Le 30 août 1895, le nouvel édifice était inauguré et l'église actuelle, solennellement consacrée. C'est le père abbé de Notre-Dame de Cîteaux qui assume la paternité de Notre-Dame de la Trappe.Dom Marie-Gérard Dubois est abbé de La Trappe depuis 1977. Il est l'auteur de nombreux articles au niveau de l'Ordre et du volume Le Bonheur en Dieu.
Trappistes, Trappistines
L'abbaye Notre-Dame de la Trappe fut fondée en 1140. Après beaucoup de difficultés, au XVIIe siècle, l'abbé de Rancé, commendataire mais converti par la suite, reprend alors en main la communauté. La révolution française disperse la communauté qui erre à travers l'Europe. C'est à partir de ce noyau de "trappistes" que l'ordre cistercien se réinstalle en France à partir de 1815, puis se répand largement en Europe. De cette célèbre réforme de la Trappe on en est venu à désigner les membres de cet Ordre sous les noms de Trappistes et Trappistines.
On appelle aujourd'hui "trappistes", les cisterciens de la stricte observance (O.C.S.O.) et les "trappistines" sont les moniales de ce même ordre.
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