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Dom Pacôme naquit le 23 août 1873, à St-Césaire de Rouville. Il étudia au collège classique de Ste-Marie-du-Monnoir et au séminaire de philosophie de St-Hyacinthe.
Pendant sa jeunesse qui le conduira à 19 ans aux portes du monastère, il en profita pour exercer la vivacité de son esprit et s'entraîner à l'athlétisme. Ce tempérament d'athlète s'éveillait à tous les nouveaux défis. Tout au long de sa vie, ce trait de caractère le distinguera dans ses entreprises : économie des gestes, tendu vers l'objectif; économie de paroles, tendu vers le résultat, le succès.
Dom Pacôme a 40 ans lorsqu'il est élu abbé de Notre-Dame du Lac le 24 octobre 1913, mais il n'en est pas à sa première expérience comme supérieur. Depuis 12 ans en effet, il était prieur à Mistassini où il avait su consolider une fondation qui éprouvait des difficultés inhérentes au contexte de colonisation dans lequel elle se trouvait.
La tâche qui l'attend : une communauté sans cesse grandissante (96 religieux en 1913 et 175 en 1935), une école d'agriculture qui voit s'accroître le nombre de ses élèves à tous les ans et qui doit se montrer à la hauteur du grade universitaire qu'elle décerne.
DOM PACÔME RETOURNE AU PÈRE
À 90 ans, Dom Pacôme célébrait son jubilé d'or d'abbatiat, le 30 août 1963. Malgré les fatigues de son grand âge, il s'embarque en janvier 1964 pour le chapitre général. A son retour, il fit une mauvaise chute dans sa chambre et se démit la hanche. A l'hôpital, l'intervention des médecins reste sans succès.
Sentant approcher sa fin, il demande à revenir au monastère d'où il partira pour rencontrer le Seigneur dans l'après-midi du 18 juin 1964. Pendant plus de 50 ans, il aura été l'animateur de sa communauté. Il a eu le temps de lui imprimer son esprit, la modelant à l'image de sa discipline personnelle et de sa détermination. Au-delà des édifices qui racontent encore l'oeuvre de Dom Pacôme, le coeur de ses moines reste marqué par le souvenir de sa fidélité, de sa parole et de son exemple.
GIRARD YVES, o.c.s.o
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Né en 1927, le Père Yves Girard, vocation tardive, a commencé ses humanités à l'âge de dix-huit ans. En 1951 il entrait à la Trappe d'Oka. C'est après trente années de vie monastique qu'il s'est découvert un talent d'écrivain et de communicateur. En 1980-81, à l'occasion du quinzième centenaire de la naissance de saint Benoît, fondateur des moines d'Occident, le monastère ouvrait ses portes aux laïques désireux de mieux connaître la vie cénobitique. Les sessions d'"Intériorité chrétienne" offertes au grand public reçurent un accueil enthousiaste. C'était là l'acte fondateur de sa carrière d'écrivain.
- Plusieurs titres de livres et plusieurs albums de cassettes enregistrées.
- Pour la liste complète, demander les
feuillets publicitaires de l'Abbaye Notre-Dame
du Lac, Oka.
Le P. Guillet était un fidèle compagnon de dom Augustin de Lestrange, qu'il avait suivi en exil lors de la Révolution.

«Considérés comme des experts dans le domaine agricole, les Trappistes ne tardèrent pas à organiser leur ferme modèle et leur école d'agriculture. Après le départ de Cyrille Gagnon et de sa famille du moulin, les moines occupèrent la vénérable construction et commencèrent à recevoir quelques élèves. Les trois premiers leur avaient été adressés par le Soeurs Grises de l'Institut d'Youville de Saint-Benoît. Quand les religieux prirent possession de leur premier monastère en pierre, on transporta l'école dans le vieux monastère de bois. Le vieux moulin n'abrita donc l'école d'agriculture que de 1887 à 1893. Et dans la nuit du 2 juin 1895, le moulin plus que centenaire fut la proie des flammes.
La ferme-école ou la ferme modèle des Trappistes franchit vite les étapes. Elle devient école d'agriculture en 1893 avant d'accéder au rang de faculté universitaire en 1908. L'Institut agricole d'Oka était né. On parlait couramment de l'IAO. Pendant un demi-siècle l'IAO forma une bonne partie des agronomes du Québec. Mais...
En 1960, la population du comté de Deux-Montagnes et tout le Québec ont appris que l'École d'Agriculture et l'Institut Agricole d'Oka allaient disparaître, les Pères Trappistes ayant décidé de quitter le domaine de l'enseignement agricole.»
Kokoubou -
Monastère d'Afrique, au Bénin, fondé par
Bellefontaine en 1972.
Dom Augustin de Lestrange
Né le 19 janvier 1754, Louis-Henri entre au séminaire de Lyon puis fit sa théologie à Saint Sulpice. Ordonné prêtre en 1778, il devint vicaire à saint Sulpice avant d'être nommé en 1780 Grand Vicaire de l'archevêque de Vienne, Mgr de Pompignan. La même année il entre à l'abbaye de La Trappe, où il fait profession et devient maître des novices en 1785. Quand parut, en 1790, le décret de la Constituante supprimant les vœux de religion, il pressa son prieur, dom Gervais Brunel d'emmener la communauté à l'étranger. Après avoir temporisé, et voyant la situation s'aggraver, le Prieur donna son accord, et dom Augustin demanda asile dans le canton de Fribourg pour 24 moines, ce qui lui fut accordé le 12 avril 1791. Le groupe s'installa dans l'ancienne chartreuse de La Valsainte, le 1er juin suivant, et Dom Augustin fut élu abbé le 27 novembre 1794. Il avait juridiction sur toute colonie issue de La Valsainte.
Devant l'affluence de postulants, dont beaucoup d'émigrés, il avait fait partir deux essaims à destination du Canada. L'un se fixa à Westmalle, en Belgique, en 1793, l'autre à Lulworth en Angleterre en 1794. Il fonda encore d'autres monastères, dont Darfeld, en Westphalie, en 1795 et une communauté pour les moniales à Sambrancher (Valais, Suisse, 1796).
Prévoyant l'arrivée des troupes françaises, Dom Augustin fit évacuer moines, moniales, et enfants vers la Russie. Lorsque, en 1800 le tsar porta un ukase d'expulsion contre les émigrés français, l'Odyssée monastique reprit avec pour destination l'Amérique. Suite à un naufrage, ils se réfugièrent dans des abris provisoires en Allemagne, avant de retourner à La Valsainte en 1803. Les tracasseries recommencèrent…
Après l'abdication de Napoléon, il revint en France et, après les Cent Jours il prit possession de l'abbaye de La Trappe (6 décembre 1815) que Dom de Laprade avait pu récupérer. Des moines de La Valsainte réoccupèrent Aiguebelle, des moines de Lulworth firent revivre Melleray, des rescapés de l'Odyssée d'Amérique vinrent s'installer à Bellefontaine. Quant aux trappistines, Dom Augustin les établit à Forges près de La Trappe (1816) et à Lyon-Vaise (1820).
Suite à des accusations d'autoritarisme, Dom Augustin dut s'expliquer à Rome, et mourut sur le chemin du retour, à Lyon-Vaise, le 16 juillet 1827.
Certains de ses fils lui ont reproché d'avoir ajouté à l'observance déjà austère et d'avoir enfreint l'esprit de la Charte de Charité. Il n'en demeure pas moins le sauveur de son ordre et son restaurateur en France.
Né à Louvain en 1929, entre à 22 ans à l'abbaye cistercienne du Mont-des-Cats, en flandre française. Ordonné prêtre en 1955, il suit à Rome les cours de l'Université Grégorienne et de l'Institut biblique. De retour au Mont-des Cats, il préside à la rédaction de la revue monastique Collectanea Cisterciensia. Il devient en 1963 Abbé de son monastère; plus tard, il deviendra Modérateur des Chapitres Généraux (réunion des Abbés de l'Ordre cistercien).
On lui doit plusieurs ouvrages de spiritualité:
C'est en 1892 que le gouvernement du Québec et les autorités ecclésiastiques concernées décidèrent dom Antoine, abbé d'Oka, à envoyer trois religieux au Lac-Saint-Jean. Les débuts sont lents et pénibles : huit ans plus tard, la situation est encore difficile.
Avec l'arrivée du Père Pacôme Gaboury, les choses vont prendre une autre tournure : la situation matérielle s'affermira, le côté spirituel y sera amélioré et le monastère sera bientôt érigé en prieuré. En 1906, dom Pacôme entreprend de réunir les matériaux et les sommes nécessaires à l'érection du monastère, ce qui sera chose faite en 1911.
En 1935, le prieuré de Mistassini est érigé en abbaye. Aujourd'hui, la vie cistercienne a évolué à Mistassini et les moines ont pris possession, il y a une quinzaine d'années, d'un nouveau monastère aux dimensions mieux adaptées à leurs besoins. Le père abbé de Mistassini assume aussi la paternité de Notre-Dame du Calvaire.
Abbaye N.-D. de Mistassini 100, Route des Trappistes
Mistassini, Qc, G8M 3B2
CANADA
Fondation : 1892
Site Web
Molesme, sans avoir jamais été une abbaye cistercienne, est pourtant l'un des hauts lieux de l'histoire de l'Ordre cistercien, car c'est d'ici que partirent, les 21 moines qui s'en allèrent fonder le "Nouveau Monastère" de Cîteaux. Leur abbé Robert revint, quelques années plus tard, sur ordre papal diriger cette maison à laquelle son souvenir est resté profondément attaché.
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Le 22 octobre, la communauté a élu son nouvel abbé, Dom Yvon Moreau. Il succède à Dom Fidèle Sauvageau, Abbé démissionnaire depuis le 1er octobre, et devient le quatrième Abbé de la communauté.
Dom Yvon, natif de Saint-Pascal de Kamouraska, est le fils de feu Joseph Moreau et de Dame Adéla Langelier. Il a terminé son cours classique au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, étudié la Théologie à l'Université Laval et a été ordonné prêtre pour son diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière le 8 juin 1968. Son
ministère paroissial a été entrecoupé de périodes d'études, les Sciences sociales â l'Université LavaI, la Philosophie à l'Université d'Ottawa et par deux ans de mission au Nicaragua.
Il est entré à l'Abbaye Cistercienne Notre-Dame-du-Lac (La Trappe d'Oka) le 18 septembre 1984 et a fait profession solennelle le 24 juin 1989. Au moment de son élection, il était aumônier des moniales de l'Abbaye Notre-Dame-du-Bon Conseil à Saint-Romuald.
La bénédiction abbatiale de Dom Yvon Moreau eut lieu le 17 novembre et fut présidée par Monseigneur Charles Valois, évêque du diocèse de St-Jérôme.
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En 1886, Dom Jean-Marie Chouteau doit donc trouver un successeur au Père Guillaume qui vient de démissionner. Il envoie à Oka le Père Antoine Oger. Né le 7 juin 1852 à la Jumellière (Maine-et-Loire) en France, Pierre Oger étudie au petit séminaire de Mongazon, puis au grand séminaire d'Angers. Ordonné prêtre en 1877, il est aussitôt nommé préfet de discipline et professeur de sciences au collège St-Louis de Saumur. Quatre ans plus tard, le 14 septembre 1881, il entre à l'abbaye de Bellefontaine. Dom Jean-Marie Chouteau, ayant apprécié sa formation, l'avait nommé maître des convers peu de temps après sa profession. Il se retrouve, à 34 ans, prieur du monastère d'Oka, fondé la veille de son entrée à Bellefontaine. Cet homme à la fois énergique et doux, patient travailleur comme l'indique sa devise, aura besoin de toutes ses ressources pour assumer les responsabilités qui l'attendent. Il arrive à Oka comme supérieur délégué, mais dès l'année suivante, le monastère est érigé en prieuré autonome et le Père Antoine obtient tous les suffrages à l'élection au priorat (10 mai 1887).
DOM ANTOINE RETOURNE AU PERE
Le fil des événements nous fait assister en 1913, à la fin de Dom Antoine. Le voyage au chapitre général de 1912 a fini d'user ce qui lui restait d'énergie et de santé. Il doit passer l'hiver au soleil de l'Espagne, puis ayant repris quelques forces, il se rembarque pour le Canada, désireux qu'il est de rejoindre ses fils. Il arrive au monastère le 13 juin. L'épuisement aura raison de sa détermination. Dom Antoine rend l'âme le premier août 1913. Avec la mort de Dom Antoine Oger se termine la page la plus chargée et la plus significative de l'histoire de l'abbaye cistercienne d'Oka. Arrivé si peu de temps après les fondateurs, on peut dire sans fausser le sens des mots qu'il est lui-même fondateur de Notre-Dame-du-Lac. C'est lui qui a doté le monastère de la plupart des industries qui seront toutes les ressources de la communauté. Il est le bâtisseur du premier monastère en pierres et du second, l'organisateur de l'Ecole d'Agriculture et le fondateur du monastère de Mistassini.
Arrivé en 1886 à la tête d'une fondation déjà bien engagée, puisqu'elle deviendra prieuré dès l'année suivante, il laisse à sa mort une abbaye que les épreuves, tels les feux, en particulier celui de 1902, le travail et la vie commune ont unie du ciment de la fraternité.
C'est à partir de la constatation qu'il n'existait aucun monastère masculin de vie contemplative catholique strictement anglophone dans tout le Canada que la décision fut prise par la communauté d'Oka d'implanter la vie cistercienne en Ontario.
Depuis 1977 donc, des moines ont été envoyés pour trouver un emplacement temporaire à Georgetown ou ils résidèrent jusqu'en 1980. Par la suite on choisit un nouveau site à Hockley Hights tout près d'Orangeville où fut construit un monastère.
Cette maison fut fermée le 1er septembre 1998 pour diverses raisons mais principalement à cause du peu de recrutement.
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