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Glossaire

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Bellefontaine (moines)

Abbaye N.-D. de Bellefontaine

49122 Bégrolles en Mauges

France

Fondation : 1816

NEUF CENTS ANS DE VIE MONASTIQUE

Les origines de l'abbaye sont mal connues.
A quelle date en situer la fondation ? Au début du Xlle siècle si l'on en juge par la liste des Abbés, ou à la fin du XIe si l'on devait ajouter foi à l'examen de pierres anciennes enchâssées çà et là dans les constructions actuelles.
Fondée donc vers 1100 dans le diocèse de Poitiers, Bellefontaine dépendra successivement du diocèse de Maillezais en 1317, de la Rochelle en 1648, et d'Angers depuis 1802.
Diversité des moines qui s'y succédèrent : Bénédictins, des origines jusqu'en 1642; Feuillants, jusqu'en 1790 et enfin, Cisterciens-Trappistes depuis 1816.

Les premiers occupants de cette abbaye du diocèse d'Angers, au XIIe siècle, furent des bénédictins. Pendant trois siècles, l'existence de la communauté s'écoula dans le silence et la paix. Les guerres de religion vinrent tout bouleverser et le monastère fut pillé.
Après la mort de l'abbé en 1598, l'abbaye fut mise en commende; dès lors, le désordre se glissa à l'intérieur et la décadence religieuse commença. Le monastère fut cédé à la congrégation des feuillants le 7 décembre 1642.
Après un regain de célébrité de l'abbaye, le XVIIIe siècle vit décroître le nombre de religieux : ils n'étaient plus que quatre en 1790. En 1794, ce qui restait des bâtiments fut incendié et la nation vendit une partie des biens et les autres furent attribués à des hospices.
Vingt-cinq ans après la dispersion des feuillants, les bâtiments abbatiaux en ruines et quelques terres furent achetées le 17 janvier 1817 par un religieux trappiste, dom Urbain Guillet, qui en fit, de nouveau, un monastère très florissant. Le P. Guillet était un fidèle compagnon du célèbre réformateur de la Trappe, dom Augustin de Lestrange, qu'il avait suivi en exil lors de la Révolution. C'est pourquoi Notre-Dame de Bellefontaine est une maison-fille de Notre-Dame de la Trappe. C'est le monastère de Notre-Dame de Bellefontaine qui a fondé,en 1881, celui de Notre-Dame du Lac, à Oka, Québec, Canada..

Fondations : Le Lac (1881) - Prairies (1892) - Kokoubou, Afrique(1972)

Bernard de Clairvaux (saint) :
voir : Pères Cisterciens
                 

 

Bon Conseil (moniales)

En 1902, arrive au Québec Mère Lutgarde, prieure du monastère de Bonneval, en France. Elle est à la recherche d'un endroit où établir un refuge pour ses moniales menacées d'expulsion. À la suggestion de Dom Antoine, abbé de Notre-Dame du Lac, elle visite la région du Lac-Saint-Jean, puis arrête son choix sur une ferme en friche sur une élévation solitaire de Saint-Romuald, près de Québec.
Après des débuts difficiles, dans un pays au climat exigeant, que la chaleur de l'accueil savait tempérer sous une nouvelle paternité, celle de Notre-Dame du Lac à Oka, la communauté devint prospère et autonome.

Cette communauté de St-Romuald a opéré son transfert au nouveau monastère de Saint-Benoît-Labre le 31 janvier 2002.

 

Abbaye N.-D. du Bon Conseil
670 Rang Sainte-Évelyne
Saint-Benoît-Labre, Québec
CANADA
Fondation : 1902

 

 

Bonnecombe, Abbaye N.-D. de :

L'abbaye de Bonnecombe fondée en 1166, fut désaffectée à la Révolution. Reprise par l'Abbaye d'Aiguebelle en 1875 elle fut définitivement fermée au culte Cistercien en 1965.

 

- C -

Calvaire  Abbaye N.D. du Calvaire (moines)

Le Chapitre général des Cisterciens de 1902 insista pour que chaque maison française trouvât un lieu de refuge à l'étranger pour sa communauté. Le Canada étant reconnu sûr et propice pour les recevoir, l'abbé de la Trappe de Bonnecombe en France considéra donc la proposition du curé de Rogersville, au Nouveau-Brusnswick, que ce dernier avait acheminée aux moines de la Trappe d'Oka.
La persécution fit que les événements se précipitèrent et la fondation étant approuvée par le Chapitre général, le départ des premiers religieux fut fixé au 12 octobre 1902. Ces trappistes arrivèrent à leur nouvelle demeure en la fête de Tous les Saints. Ce fut une véritable montée au Calvaire, comme on devait plus tard nommer le monastère. Ils atteignirent par un chemin boueux et difficile la propriété qui leur fut offerte par le Père Richard, ce lieu solitaire qu'ils devront sanctifier par leur travail et leur prière.
La paternité de Notre-Dame du Calvaire est aujourd'hui assurée par le père abbé de Notre-Dame de Mistassini.

Abbaye N.-D. du Calvaire

RR. 3, Boîte 25

Rogersville, N.B.

E0A 2T0

CANADA

Fondation : 1902

Charte de Charité

La Charte de Charité est le document juridique cistercien par excellence : c’est la constitution de l’Ordre. Son nom lui vient de saint Étienne Harding en personne, troisième abbé de Cîteaux. Lui et ses frères voulant assurer la paix mutuelle, ils statuèrent et transmirent à leurs descendants par quel pacte d’amitié, par quel mode de vie, ou plutôt par quelle charité souder indissolublement par l’esprit leurs moines dispersés dans les abbayes en divers endroits. La Charte précise que la Règle devra être comprise et observée par tous d’une seule manière et que le mode de vie sera partout semblable.

Les rédacteurs de la Charte de Charité ont voulu éviter que le propos initial des fondateurs ne soit compris de manières différentes à cause du temps écoulé et aussi à cause du dispersement géographique. La Charte dite « antérieure » fut élaborée autour de l’an 1119, tandis que la Charte de Charité dite « postérieure » prit forme entre 1165 et 1173.

La Charte de Charité décrit quelles seront les relations entre les abbayes, par exemple le fait que tout monastère est indépendant, mais soumis au regard de l’abbé de la maison qui l’a fondé et qui la visitera au moins une fois annuellement. Le Chapitre général, réunion de tous les abbés de l’Ordre, est créé par la Charte en tant que gouvernement suprême de l’Ordre. Il se tiendra chaque année pour discuter du redressement des déviations et de l’observance de la Règle bénédictine et des prescriptions de l’Ordre.

NB. Il faut noter que de nos jours, le Chapitre Général a lieu à tous les trois ans.

Chouteau, Dom Jean-Marie   

Dom Jean-Marie Chouteau était l'abbé de Bellefontaine à la fin du XIXe siècle . La situation politique en France était plutôt hostile aux communautés religieuses à cette époque. Les moines de Bellefontaine venaient de subir une expulsion le 6 novembre 1880 et les religieux étaient donc pressés de prendre des initiatives afin de s'assurer un refuge en cas de nouvelles agressions de la part du gouvernement.

C'est dans ce cadre que dom Chouteau débarque à Montréal le 8 avril 1881. Il en arrive bientôt à une entente avec le supérieur du Grand Séminaire de Montréal au sujet d'un terrain et de la construction d'un monastère.

Le père Guillaume Lehaye est envoyé par dom Chouteau pour présider aux débuts difficiles de la fondation de Notre-Dame du Lac. Il démissionne en 1886. Son successeur, le père Antoine Oger est aussitôt délégué par dom Chouteau. La fondation de développe vite et le prieuré peut bientôt être élevé au rang d'abbaye. Le 28 mars 1892, dom Chouteau préside l'élection abbatiale. La communauté se choisit alors comme père dom Antoine Oger, qui reçoit en la cathédrale de Montréal le 29 juin de cette même année la bénédiction abbatiale de Monseigneur Fabre.

En 1892 également, dom Chouteau envoyait au Canada une seconde colonie de moines de Bellefontaine. Ceux-ci se dirigèrent jusqu’à Saint-Norbert au Manitoba pour y fonder le monastère de Notre-Dame-des-Prairies.

Les grands chênes s’abattent d’un seul coup. Dom Jean-Marie Chouteau fut seulement quelques jours malade. Le samedi 28 décembre 1929, à 88 ans, après plus de 63 ans d’abbatiat, il célébra, avec la mort pour assistante, ces suprêmes Complies qui terminent toute vie humaine.

 

Cistercien (ne) réformé (e)

L'abbé Robert décide de quitter le monastère bénédictin de Molesmes avec 20 compagnons pour s'établir dans un lieu sauvage au sud de Dijon. Il fonde donc en 1098 une abbaye de stricte observance dans ce lieu, Cîteaux, qui tire son nom d'un vieux mot qui désigne les glaïeuls et les joncs, appelés cistels en ce lieu, que le sol marécageux produisait en abondance. Les cisterciens et cisterciennes sont donc les moines et les moniales des monastères issus de Cîteaux.

Les principes établis dans les documents primitifs de l'ordre cistercien sont : pauvreté et simplicité dans le cadre de vie et jusque dans les ornements liturgiques. La Charte de charité prévoit que le gouvernement suprême de l'ordre sera assuré par un chapitre général annuel des abbés de tous les monastères et que chaque abbaye doit être visitée et contrôlée tous les ans par l'abbé de l'abbaye fondatrice.

Cîteaux, Abbaye N.-D. de

Le 21 mars 1098, en la fête de saint Benoît, 21 moines bénédictins de Molesme, ayant à leur tête l'abbé Robert, quittèrent l'opulente abbaye et se retirèrent dans le désert de Cîteaux. Ce qu'ils veulent, c'est pratiquer la règle bénédictine dans sa teneur littérale, et ils quittent Molesme parce qu'à leurs yeux c'est une prévarication de s'écarter, même en des choses minimes, de la norme de vie que l'on a juré à Dieu d'observer.
Les trois fondateurs, saint Robert, le bienheureux Albéric et saint Étienne Harding, ont su définir avec justesse et établir la position juridique du monastère, les normes concernant la pauvreté individuelle et conventuelle, l'hospitalité, les frères convers, les futures fondations d'abbayes, l'équilibre de la vie monastique, etc...
La Charte de charité est l'oeuvre capitale de saint Étienne; l'idée de base y est de laisser à chaque monastère son autonomie et sa force naturelle d'expansion, tout en maintenant au-dessus de lui une juridiction d'appel et de surveillance pour l'empêcher de dévier.

Abbaye N.-D. de Cîteaux

21700 St-Nicolas-lès-Cîteaux

FRANCE

Fondation : 1098-1898

 

Commende

C'est l'usufruit d'un monastère, d'une église ou d'un évêché accordé par le pape à un ecclésiastique ou à un laïc. Dès le IVe siècle, les autorités ecclésiastiques pouvaient confier ces établissements à un prêtre ou un prélat lui-même privé de son siège. Bientôt l'habitude s'établit que le commendataire perçoive les revenus du siège qui lui est confié. Dès l'époque mérovingienne, les rois et les puissants utilisaient la commande afin de pourvoir leurs obligés de bénéfices ecclésiastiques.

En France, à partir du XVIe siècle, il est courant de voir des abbayes prises en commende par des laïcs, grands seigneurs ou bourgeois serviteurs de la monarchie, qui perçoivent les revenus sans aucune contrepartie. Désormais, les abbayes, monastères et prieurés ont souvent à leur tête des gens indifférents aux besoins et aux exigences de la vie religieuse des communautés. On est en droit d'imputer, en partie du moins, la ruine de l'institution monastique au XVIII e siècle aux effets pervers de cette pratique de la commende.

 

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ÉTIENNE HARDING (mort en 1034)

Moine anglais de Sherburne. Après un pèlerinage à Rome, il accompagne saint Robert à Molesmes puis à Cîteaux, dont il devint sous-prieur sous saint Robert, prieur sous saint Albéric et enfin troisième abbé. Il était responsable de la rédaction des constitutions de son ordre, ainsi que de l'amendement de la Charte de Charité, qu'il présenta au chapitre général de Cîteaux en 1119. Plus qu'à saint Robert, les cisterciens lui doivent leur statut définitif en tant que nouvelle branche des moines bénédictins. Étienne reçut saint Bernard et ses trente compagnons à Cîteaux et, deux ans plus tard, il envoya Bernard à Clairvaux comme abbé-fondateur. Il fut canonisé en 1623.

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